Toilette printanière pour les bambous

Certes, il a gelé cet hiver. Et longtemps. Mais la neige a protégé les bambous. N’observez-vous pas moins de dégâts côté feuillage que la saison dernière? Ceci étant, l’heure est venue de les préparer pour le retour des beaux jours. Attention, pas de gestes précipités. Les conseils de la Pépinière Bambou du Bois, à Courcelles:


>> Bambou en pleine terre

Si vos plantes ont perdu leur feuillage tout ou en partie, ne coupez pas les cannes. Elles reverdiront très probablement sur toute leur hauteur en mai au plus tard.

Par contre, il est temps de raser les bambous nains, qu’ils soient en pot ou en pleine terre.

Mettez à chaque pied de bambou du fumier déshydraté, ou du tourbafum. Respectez bien les doses écrites sur le sac.

Coupez les cannes séchées.

Vérifiez si la plante n’a pas envahi à tort et à travers et enlevez maintenant toutes les racines hors pare rhizome ou hors espace prévu. Pour ce faire, enlevez la racine à partir du centre de la plante vers l’extérieur et non l’inverse! Surtout n’employez aucun herbicide, cela ne sert à rien contre le bambou mais par contre tue toutes les autres plantes. Si vous le désirez, vous pouvez replanter les rhizomes enlevés dans une autre partie du jardin….


>> Bambou en pot

Pour les bambous en pot, soyez attentif à l’arrosage, surtout en période de pousse.

Sinon, surfacez un peu la terre, remettez un peu de nouveau terreau.

Mettez de l’osmocote (engrais à diffusion lente sur 5 à 6 mois) et couvrez bien l’engrais d’une couche de terreau. Ou de tourbafum.

 

En librairie, cette semaine: « Le jardin de A à Z »

Minijardin-Femmes-dAujourdhui-206x300.jpgIl aurait pu s’appeler « Le jardin bio de A à Z » tant le supplément vendu cette semaine dans le Femmes d’Aujourd’hui fourmille de bons plans nature. Sous forme de lexique – A comme Arbre ou Adventices, Z comme zen avec un clin d’oeil aux jardins orientaux – , ce sont pas moins de soixante-huit pages de conseils pratiques qui y sont proposées. Et elles pleuvent, les astuces.

Désherber de grandes surfaces? Placez des feuilles de carton sur les zones concernées et couvrez-les d’une couche de paillis composée de tontes de pelouse ou de paille, de terreau de feuilles ou de compost.

Le trio gagnant au potager? Maïs, haricots, courges. Le maïs fait office de tuteur pour le haricot tandis que les courges couvrent le sol. Les trois compagnons sont gourmands en eau, mais se complètent dans leurs besoins alimentaires.

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Vertes lectures – « Les meilleures plantes dépolluantes »

plantesdépolluantes.jpgIncolores et inodores, les particules polluantes s’immiscent dans nos intérieurs. Résidus de peinture, de laque ou vernis, de colle à moquette; mousses d’isolation et laine de verre; ondes émises par les appareils électroménagers, les téléviseurs, les ordinateurs, la radio; mobilier en bois aggloméré; parfums d’intérieur; produits d’entretien; cosmétiques; cigarette… Les facteurs polluants sont nombreux, pouvant provoquer des symptômes allant de la simple irritation des yeux, de la gorge et du nez à des états de fatigue chroniques.

Outre une bonne aération des lieux pour permettre à l’air de se renouveler, les plantes d’intérieur se révèlent de précieuses alliées. A chaque pièce sa pollution. A chaque plante ses vertus.

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Pensée ou violette? L’astuce infaillible pour les distinguer

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Comment différencier pensée et violette? Par la taille, répondront la plupart des jardiniers débutants, la violette offrant généralement des fleurs plus petites. Vrai… mais pas toujours!

En réalité, le principal critère est la disposition des pétales:

Violette: deux pétales dressés et trois pétales tournés vers le bas.
Pensée: quatre pétales dressés, le cinquième, plus grand que les autres, baissant la tête.

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Construire un nichoir à moineaux

Dernière ligne droite pour installer un nichoir au jardin. Les oiseaux ont ainsi le temps d’adopter ce nouvel habitat. Et pourront, qui sait, y abriter leur future progéniture.

Samedi à Neder-Over-Hembeek (Bruxelles), les bricoleurs repartiront de la Ferme Nos Pilifs avec un nichoir à moineaux, construit de leurs mains. Autre option: la confection d’un « fagot de tiges » pour abeilles solitaires. C’est que la journée est estampillée « Nature au jardin », une opération visant à faire découvrir la nature présente à nos portes. Egalement au programme, à 11h et 15h, cette conférence « Accueillir des abeilles au jardin ».


Le 27 février, de 10 à 17h, Trasserweg, 347. Accès gratuit. Infos: 02.893.09.29.

 

 

Trop loin pour vous? Date déjà bloquée? Quelques pistes concrètes pour vous lancer dans l’aventure à la maison:

Pourquoi installer des nichoirs? On assiste depuis des années à l’arasement des haies, des taillis, surtout après les différents remembrements et à la suite du fauchage des prairies. Ce sont les raisons pour lesquelles il est nécessaire d’aider les oiseaux à trouver d’autres sites de nidification.

– Matériaux à utiliser, plans de nichoirs, dispositifs anti-prédation… Tout et bien plus encore sur Nichoirs.net

– Plus de cent enregistrements de cris d’oiseaux sur Web Ornitho. De la grive musicienne au pic-vert. Du canard colvert à la bergeronnette grise. Un régal.

Eclosion d’une mésange dans un nichoir (vidéo)

Comment prévoir le temps?

« Février est de tous les mois,
le plus court et le moins courtois.
Eau de février,
eau de fumier »


Petit par la taille, grand par la sagesse, l' »Almanach belge, dit de Liège » nous donne une approche sympathique pour évoquer la météo détestable de ce lundi:

Comment prévoir le temps? En observant les animaux, notamment.


« Signes de mauvais temps. Les lapins se réunissent pour manger. Les oiseaux se lissent les plumes. Les hirondelles volent bas. Les poules se couvrent de poussière. Les oies et les paons crient. Les oiseaux de mer rejoignent les côtes. Les poissons nagent près de la surface et sautent hors de l’eau.

Signes de pluie. Le chat se nettoie. Les grenouilles coassent et quittent l’eau.

Signes d’orage. Les lézards se cachent. Les moustiques piquent fort. Les abeilles ne sortent pas de leur ruche, ou y rentrent brusquement en essaims.

Signes de beau temps. Les chauves-souris et les insectes volent tard après le crépuscule. Les oiseaux chantent. Les hirondelles volent haut. Les oiseaux de mer quittent les côtes. Les araignées tissent leurs toiles. »

 

L’Astuce du jour – Multiplier les perce-neige

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La théorie veut que les bulbes à floraison printanière (tulipes, narcisses, cyclamens Coum…) soient plantés durant l’automne. Un charmant petit bulbe fait exception à la règle: le perce-neige. Voilà qui tombe bien, il est justement en plein essor ces jours-ci. Et à le voir ainsi illuminer parterres et pelouses, on se surprend à le souhaiter envahissant, lui si lumineux dans nos jardins malgré les conditions météo hivernales.

 

Astuce: lorsqu’il sera fâné, munissez-vous d’une bêche. Soulevez (délicatement!) une touffe de perce-neige. Séparez les bulbes, tout en gardant la verdure. Replantez au même endroit une partie des bulbes. Les autres seront disséminés en autant de surprises pour l’an prochain.

Comment procéder? Enfoncez la bêche à la verticale dans le gazon, sous un arbre (évitez les hêtres, aux racines plus superficielles) ou au pied d’un arbuste à floraison tardive. Ecartez la fente ainsi créée. Glissez-y deux ou trois bulbes (toujours munis de leur feuillage). Tassez du pied. Le tour est joué.

Les plantes auront une année pour se refaire une santé. Ne vous tracassez donc pas si le feuillage pendouille lamentablement. Un seul geste à éviter: celui de couper ledit feuillage. Inesthétique certes, mais indispensable à la régénérescence du bulbe… Et donc à sa floraison l’an prochain.

Bonnes balades, amis bulbes!

 

Plantes dépolluantes: pas d’efficacité sans un bon terreau

« Pour vos plantes d’intérieur dépolluantes, utilisez un terreau riche en humus, par exemple enrichi en fumier et en algues. Leur efficacité sera multipliée. »

Les propriétés dépolluantes des plantes n’ont rien de miraculeux. Quand la plante respire, elle absorbe l’air, et donc les polluants qu’il contient. Vient ensuite la photosynthèse, qui décompose les molécules des polluants et les transforme soit en carbone dont la plante va pouvoir se nourrir soit en éléments minéraux tout simples qui migreront ensuite dans la plante et iront vers le sol. Or, ce seraient les micro-organismes présents dans le sol qui joueraient un rôle fondamental dans la dépollution…

La suite sur TV Vendée, et ses « Secrets de jardin » présentés par Patrick Mioulane.

 

Paniers de légumes bio

Oserait-on l’avouer? Au village, évoquer l’existence de paniers bio devant les anciens suppose prendre quelque risque. Bio? Kesako? Ici, les légumes viennent des potagers, madame. Le sol est retourné avec autant d’amour que d’ardeur. Déjà, il fallait oser évoquer l’idée de planter en carré plutôt qu’en ligne, de retourner la surface de la terre plutôt que de bêcher en profondeur. Alors, « bio »… C’est sûr, elle garde des traces de son passé bruxellois, celle-là.

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