Vertes lectures – « Le piégeage traditionnel des taupes »

taupe.jpgOn ne voit qu’elles! Inesthétiques taupinières, ces monticules de terre qui irritent le jardinier. A double titre puisque non contentes d’endommager les lames des tondeuses, les taupes vont parfois jusqu’à déraciner certaines plantes.

Jérôme Dormion en connaît un bout sur cet invité capable de creuser 10 à 15 m de galerie à l’heure, parfois jusqu’à 50 mètres en terre sableuse. Taupier professionnel, il œuvre cette année au Trianon de Versailles. Sa méthode? Le piégeage traditionnel.

Ou comment apprendre à connaître et traquer l’ennemi, depuis la préparation du piège (rouillé, il attisera moins la méfiance de la taupe) jusqu’à la pose, à l’endroit stratégique.

Avec une pointe de tendresse aussi pour cette besogneuse qui doit consommer chaque jour l’équivalent de son poids (environ 100 grammes) pour trouver l’énergie de creuser ses galeries. Soit plus de 30 kilos de vers de terre engloutis par an!

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Enrichir le sol, jardiner bio

« Un vrai jardinier n’est pas un homme qui cultive les fleurs, mais celui qui cultive le sol »,
Karel Capek dans « L’année du jardinier ».

Quelques astuces (bio!) de grand-mère pour nourrir ce sol, garant de beaux résultats:

– Cheveux (non teintés) et poils d’animaux seraient un excellent engrais

– Enfermer un maximum de feuilles dans un sac poubelle (ou tout autre sac de grande taille). Percer des trous à l’aide d’une fourche. Oublier l’ensemble dans un coin du jardin une année durant… Le terreau est prêt!

– Bourrées de potasse et de magnésium, les cendres (parfaitement froides) du feu ouvert doperaient fleurs à bulbes, rosiers et autres pivoines

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Mon Beau Sapin

« Ton sapin de Noël tu recycleras. »

Faites-vous aussi partie des retardataires qui dépouillent leur sapin de ses parures ce week-end? Un petit truc tout simple pour lui donner une seconde vie: coupez les plus belles branches à la base du tronc et portez-les au jardin, au pied de vos camélias par exemple.

L’objectif est double: leur assurer une bonne protection contre les prochains froids (l’hiver n’a vraisemblablement pas dit son dernier mot) et renforcer l’acidité de la terre. Sans compter qu’ainsi allégé, le sapin quittera nettement plus facilement le salon…

 

Semis d’hiver pour récolte précoce

« Sous climat froid, tes récoltes tu hâteras. »

L’astuce provient du très concret « Almanach bio du jardinier » et est réservée aux climats rudes comme la moyenne ou haute montagne. Une douzaine de légumes et condiments se prêtent au semis précoce: l’aneth, la bourrache, le cerfeuil, le chou hâtif, le chou-rave, l’épinard, la mâche, l’oignon, le persil, le radis, les laitues de printemps style Reine de mai ou encore les carottes hâtives Violette ou Nantaise.

« Semez les graines quand il fait très froid, lorsque le sol est durci par le gel. Recouvrez-les de terre, préalablement stockée; elle ne sera ainsi pas gelée. La germination démarre dès que la température s’y prête, au début du printemps. »

Vous pourrez ainsi facilement gagner trois semaines sur le planning des récoltes de printemps.

La neige, l’engrais du pauvre

Surprise au réveil: la neige est de retour, transformant le jardin en un paysage de toute beauté.

Précieuse neige… Isolant sans pareil, elle couvre les plantes d’un blanc manteau, maintenant au sol une température voisine de zéro degré alors même que le thermomètre affiche jusqu’à – 10°C. Elle protège ainsi les végétaux de trop grands écarts de température, cause principale des pertes irrévocables. 

Moins connues sont ses qualités nutritives. La neige qui fond est un excellent engrais, riche en nitrogène (azote).

Osera-t-on conseiller aux plus courageux de récolter la neige dans un grand sceau, de la laisser fondre à température ambiante et d’arroser leurs plantes d’intérieur?

A défaut, vu sur « Réussir votre potager », cette astuce tout ce qu’il y a de concret: « Repérez l’endroit où la neige fond en premier, c’est l’endroit le plus chaud sur lequel vous ferez vos premiers semis ».

 

Lire aussi:

Neige en janvier vaut du fumier (article du Progrès, janvier 2010)
– Quid des plantes carnivores cultivées à l’extérieur?
Construire son igloo

L’Astuce du jour – Flambée de Réveillon

« Pour réchauffer ta soirée, ton noisetier tu plumeras. »

Les habitués des feux ouverts et autres inserts le savent: rien de plus mauvais pour une cheminée que de brûler du bois non sec. Nos anciens n’avaient-ils pas coutume de dire que celui qui se chauffait au bois travaillait trois fois:

– débiter l’arbre

– fendre les petits soldats

– confectionner le stère

Sans compter les aller-retour en brouette. Et à l’allure où se consume le bois de peuplier, le seul dont nous disposons à la maison…

Mais nous n’allons pas nous plaindre un soir de Réveillon, n’est-ce pas!? Alors, juste cette astuce pour ceux qui rêveraient d’une flambée sans avoir pris leurs précautions. Si vous n’avez pas de bûches en stock, le noisetier peut vous tirer d’affaire. C’est le seul bois qui, théoriquement du moins, est susceptible de prendre sans avoir séché au préalable des semaines, voire des mois.

Faites le tour du jardin, sciez quelques bûches de la longueur voulue en privilégiant les endroits les plus abrités… Le tour est joué, bon Réveillon!

L’Astuce du jour – Infusion coup de fouet

« Tes batteries tu rechargeras. »

Je ne sais pas vous, mais Fanfan n’est pas bien fière, ces jours-ci. Déjà que la moyenne d’heures de sommeil est en chute libre depuis que bébé Félix bataille contre ses futures dents… Voilà que s’ajoutent les agapes de Noël, qui seront bien vite suivies du Nouvel An. Aïe!

Pensée pour une amie qui m’avait un jour offert « Les Infusions du jardin. Délicieuses, saines et prêtes en un tournemain » (paru chez Chantecler). Vite, s’y replonger. Et en extraire cette recette vitalisante pour l’heure de midi:

 

Infusion aux tomates et au basilic:

– tomates séchées ou tomates italiennes fraîches

– basilic à petites feuilles

– 1 gousse d’ail

– 1 pincée de sel

 

Détailler les tomates en petits cubes. Ajouter une poignée de basilic à petites feuilles et presser la gousse d’ail. Compléter par une pincée de sel. Verser l’eau fraîchement bouillie et laissez infuser une quinzaine de minutes, sur une bougie chauffe-plat. Ne pas filtrer l’infusion, mais verser quelques cubes de tomate dans chaque tasse et saupoudrer de quelques feuilles de basilic frais. Servir!

 

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L’Astuce du jour – Débuter un potager bio

Cet automne, ton potager bio tu concrétiseras.

Vous souhaitez transformer un terrain en friche ou une partie de pelouse en potager, la saison prochaine? Et tenter l’aventure sans herbicides ni engrais chimiques? L’heure est venue de travailler votre sol. Mais pas n’importe comment. Oubliez le motoculteur, les coups de bêche en profondeur. Voilà qui serait fatal aux micro-organismes présents dans le sol et si utiles à l’assimilation par les plantes des engrais naturels et matières organiques.

La terre sera bêchée « à plat », sur une dizaine de centimètres maximum. L’opération sera répétée à la fin de l’hiver, sans retournement des couches. On enfuira alors, toujours superficiellement compost et engrais naturels:

* poudre de roche et apports de lithothamne pour les terres argileuses

* tourbe blonde non enrichie et patentkali pour les terres calcaires

* poudre de roches volcaniques en terre sablonneuse

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Dahlias: les tubercules tu déterreras

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Rappel non superflu pour les distraits dont je fais partie. Le petit coup de gel de la semaine passée a donné le coup d’envoi: l’heure est venue d’ôter les dahlias du jardin.

1 – Soigneusement déterrer le tubercule, en veillant à ne pas l’endommager d’un coup de bêche

2 – Grossièrement enlever la terre

3 – Garder tiges et feuillage

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L’Astuce du jour – De beaux raisins

 

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Tes raisins, des gourmands tu protégeras.

C’est un petit miracle. Une vingtaine de grappes colorées murissent paisiblement dans un recoin de SecretGarden*. Le côté insolite de la chose? Ces raisins poussent sous une serre qui n’en a, hélas, plus que le nom. Rongées par la rouille, les structures cèdent de toutes parts tandis que volent en éclat vitres et soupiraux. Un triste spectacle. D’autant pour l’enfant que j’étais et qui vois encore son papa, trop tôt disparu, y planter tomates et légumes variés.

Récolter du raisin aussi. Le rituel était immuable. A l’aube, pour éviter les fortes chaleurs, maman et mimie passaient de nombreuses heures sous cette serre. Les mains en l’air, armées de ciseaux adaptés, tout occupées qu’elles étaient à égrainer les grappes pour assurer de plus beaux fruits. Mais voilà: privés d’une protection efficace contre le froid; les pieds baignant dans de l’anti-herbes soit-disant sélectif, les raisins n’ont pas tardé à nous lâcher.

Novembre 2005, retour de la petite fille devenue grande sur les lieux. Définitivement, pour y habiter. Fin de la pulvérisation des parterres.

Septembre 2009, regard émerveillé vers de belles grappes prometteuses. Et cette astuce donnée par Papaul, jardinier chéri de ma mimie: « Garde tes sachets de pain et de fruits, fifille. Troue-les à l’aide d’une perforatrice et emballe ton raisin. Tu éviteras ainsi qu’il soit dévoré par les guêpes et les mouches. »

La suite dans quelques semaines…