Aidez vos échinacées à passer l’hiver

DSC05306.JPGVous l’aviez trouvé: derrière la photo mystère de dimanche dernier se cachait une échinacée. De toute beauté, d’ailleurs. Mais prudence, la dame est capricieuse. Plantées au printemps dernier, certaines n’ont jamais réapparu dans le jardin d’une amie.

Questionné sur le sujet, le (charmant) pépiniériste d’Alma Horta nous a livré quelques conseils pour éviter ce scénario: « Les échinacées sont sensibles à l’humidité stagnante plus qu’au froid. A la plantation, creusez un trou nettement plus important que celui de la motte et drainez le fond avec un bon lit de graviers. L’ajout de sable en terre argileuse est toujours une bonne chose ».

Autre piste: « Ne coupez pas les fleurs fanées avant l’arrivée du printemps. Les tiges sont creuses, et l’eau s’empresserait de s’y infiltrer, provoquant la pourriture du pied ». Adopté!

Il pleut, il pleut, bergère…

« Rien ne prédit mieux le beau temps que la pluie »… Sauf que là, avec un ciel si bas qu’un canal s’est pendu comme le chantait Brel, on en viendrait à implorer le dieu « Eté indien » pour les prochaines semaines.

Nous évoquions récemment le très concret « Se jouer des caprices de la météo ». Sans dévoiler toutes ses astuces, que nous propose l’auteur, Alain Delavie, pour réagir en de telles circonstances?

 

 » – Dans les terrains régulièrement inondés, planter des végétaux suffisamment résistants (épicéa, saule blanc, viorne obier, houx, fusain d’Europe, sureau noir, lierre grimpant)

– Disposer les légumes-fruits (courges et melons) sur des pierres plates pour les aider à mûrir et éviter les risques de pourriture

– Choisir plutôt des pétunias à petites fleurs que ceux à grandes fleurs ou à fleurs doubles

– Choisir des fleurs qui s’ouvrent quel que soit l’ensoleillement (éviter les gazanias, les ipomées, les pourpiers à grandes fleurs)

– Installer des pièges à limaces tout autour des plantations les plus sensibles »

 

Toiletter son hibiscus

S’il est un arbuste à adopter en cette fin d’été pour son éclatante floraison, c’est bien l’hibiscus. Couvert de fleurs blanches, bleues ou roses, il ne demande quasi aucun soin. Taille (légère) optionnelle au printemps et… toilettage d’été. Certes pas indispensable. Il n’est pas ici question de rosiers dont la floraison est amoindrie sans suppression des fleurs fanées. Mais esthétiquement, votre hibiscus gardera toute sa beauté s’il est fréquemment débarrassé de ses fleurs passées. Reconnaissables car recroquevillées sur elles-mêmes, et le plus souvent gluantes.

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Du sel pour les rosiers

Info? Intox? L’un de vous aurait-il déjà testé cette astuce publiée dans l’« Almanach bio du jardinier »?

« Faites le tour de vos massifs. C’est le moment de supprimer les fleurs fanées des rosiers. L’apport de magnésie au début du printemps leur permet de mieux résister aux maladies. Si cela n’a pas été fait, arrosez-les avec de l’eau légèrement salée. Le sel leur apportera le complément dont ils ont besoin. »


Vertes lectures – « Potager au carré »

potager.jpg« Au printemps, il est bien difficile de prédire le temps: il peut faire chaud, même très chaud, mais les gelées ne sont jamais loin. Fabriquez-vous un cadre en tasseaux un peu plus grand que votre carré. Fixez dessus quelques arceaux en tube de plastique et recouvrez de voile de forçage agrafé sur le bois. Vous obtenez ainsi une grande cloche de protection facile à manipuler pour couvrir votre carré d’un seul geste, la nuit ou les  jours de froid: elle protégera vos jeunes semis notamment sensibles aux gelées nocturnes. »

 

Extraite du « Potager au carré » paru chez rustica éditions en mars dernier, l’astuce est à l’image de ce petit ouvrage, bourré de pistes pour qui décide de se lancer dans l’aventure d’une culture en carrés.

Choix de l’emplacement, travail du sol et enrichissement, plantation, semis, entretien (désherber, arroser, pailler) pour le volet théorique. Côté fun, Rosenn Le Page propose dix compositions clés en main, à décliner selon ses propres envies: carré printanier, façon grand-mère, potager pour paresseux, carré déco, parfums gourmands, ambiance exotique…

Suivent une série de fiches concrètes. Vingt-cinq portraits de légumes précisant les périodes de plantation et de récolte, l’exposition, les besoins en eau, le nombre de plants nécessaires pour la réalisation d’un carré, les légumes amis ou ennemis… De l’aubergine à la courgette, de la bette à cardes (poirée) à l’épinard, de la mâche au navet.

Sympa, l’idée cadeau petit budget pour la Fête des mères.


« Potager au carré », Rosenn Le Page, photographies Pierre Fernandes, couverture cartonnée, format 19x19cm, 64 pages, 9,90 euros.

Un jardin oiseaux admis

En cette époque de foires de jardin et autres marchés aux plantes, n’oublions pas d’acheter « utile »; de composer un jardin accueillant pour les oiseaux. Eté comme hiver, période à laquelle ils sont le plus souvent en disette.

Quelques arbustes à baies plantés en solitaire ou au coeur d’une haie sauvage, du lierre, des grimpantes touffues, voire des annuelles dont les fleurs se muent en graines… Le tour est joué!

Au passage: n’oubliez pas d’enlever les boules de graisse et autres gourmandises achetées à destination de nos amis à plumes cet hiver. Le temps est venu pour eux de repartir à la chasse. Tout bénéfice pour le jardinier, débarrassé par la même occasion de certains insectes nuisibles.

 

Côté arbustes:

– Amélanchier

– Argousier

– Aubépine

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L’arrosoir, déjà de sortie

Discussion à bâtons rompus, cet après-midi, avec une pépiniériste. Fin avril. Une saison propice au repiquage des jeunes pousses. Mais attention, cette année, la vigilance est de mise. L’absence de pluie, conjuguée à un vent desséchant le sol, implique de sortir les arrosoirs plus tôt qu’à l’accoutumée.

Sans tomber dans l’excès inverse, évidemment. Ne comptez pas sur Fanfan pour commencer à gaspiller des litres d’eau. Les plantes qui exigent une intervention humaine trop importante en conditions normales sont, peu à peu, bannies du jardin. Enfin, disons plutôt qu’elles se font rapidement comprendre en dépérissant!

L’eau, à la maison, est réservée au potager. Mais là, après une aussi longue période sans la moindre goutte tombée du ciel, il ne faut pas rêver. Les jeunes pousses n’ont que peu de chance de survie si nous ne les aidons pas un peu. Celles installées depuis plusieurs saisons devraient pouvoir attendre le retour de la pluie, mais pas les dernières plantations effectuées. Donnez toutes leurs chances à vos achats récents en les surveillant de près. Et privilégiez un arrosage en profondeur plutôt que de nombreux arrosages superficiels. Les racines seront alors obligées de bien s’ancrer dans le sol pour aller chercher les réserves.

Voilà qui évitera à la sympathique dame rencontrée tout à l’heure de se tourmenter. « Dans la région, ils connaissent la boisson de Jupiter, mais pas la transparente de l’arrosoir. Combien de personnes vont encore venir se plaindre de la qualité de nos jeunes plants… »

Quant à savoir s’il veut mieux arroser le matin ou le soir… Privilégions, dans le cas présent, le réveil matinal vu le risque de gelée nocturne toujours réel.


Tes jonquilles fanées, sans scrupules tu couperas

DSC03432.JPGL’astuce provient de Gaspard, apprenti jardinier de bientôt 4 printemps. « Maman, il y a des jonquilles fânées, tu dois les couper! »

Moment d’incrédulité. Il n’a quand même pas retenu ce que je lui expliquais l’an dernier sur la nécessité d’ôter les jonquilles défraîchies pour éviter d’affaiblir les bulbes par la production de graines? Regard dubitatif. Va-t-il m’ajouter que je ne peux pas toucher au feuillage tant qu’il n’est pas complètement jauni?

Non, m’en voilà presque rassurée, lui qui me donne des complexes au quotidien avec sa mémoire d’éléphant.

En fait, le conseil est purement visuel: dans un massif de jonquilles, toutes ne perdent pas leur éclat au même moment. D’autant plus si les variétés plantées sont différentes.

Mieux vaut garder dix jonquilles fraîches que quarante en fin de floraison. Sacré bonhomme qui vient de donner à sa maman le coup de fouet nécessaire pour qu’elle se décide à « sacrifier » quelques fleurs.

Car pas de doute, le résultat final en vaut la peine. Voilà le parterre comme neuf. Certes plus dépouillé, mais tellement plus beau.

L’Astuce du jour – Bouquets d’hellébores

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En cette saison, jonquilles et muscaris illuminent nos intérieurs en autant de beaux bouquets. Saviez-vous que l’hellébore peut également s’inviter sur la table du salon? D’autant plus intéressant qu’au jardin, nombre d’entre eux ont la fâcheuse tendance de courber la tête vers le sol.

Pas question de les couper à la base, ils flétriraient dans l’heure. C’est juste sous la fleur qu’il convient de placer les ciseaux. On les intégrera alors dans des coupoles, voire dans un demi-tonneau à l’extérieur. Durée de conservation: plus de quinze jours!

 

V’là le printemps! Ton paillage, tu ôteras

Comme vu passer récemment sur Twitter: « Oui, c’est le printemps… Il pleut plus fin qu’avant! ».

Haut les coeurs, en une fois, le jardinier ne sait plus où donner de la tête. Deux jours, deux tout petits jours de température correcte et la nature s’emballe. Les perce-neige l’ont compris, eux qui s’effacent en une fois au profit des jonquilles. Les pousses de tulipe entament leur conquête, les ancolies émergent, les coeurs de Marie retrouvent la mémoire: il est temps de penser à croître.

Et nous? Nous, on pense taille. Celle des buddleia, des hibiscus, des clématites, des rosiers… Des rosiers? Pas de cata en vue: les forsythias ne sont pas encore en fleurs, même si cela ne saurait tarder.

Un baromètre bien rassurant que celui des forsythias. La taille attendra, donc. Par contre, le moment est venu d’ôter les protections hivernales telles que couches de feuilles mortes, mulch de tontes de pelouse…

Tout risque de gelée nocturne n’est certes pas écarté, loin de là. Mais parfois, entre la peste et le choléra, le jardinier doit trancher. Et à cette saison, dame limace trouverait un abri bien trop accueillant sous ce manteau protecteur, elle qui aurait à portée de main un garde-manger inespéré constitué de multiples jeunes pousses.