Discussion à bâtons rompus, cet après-midi, avec une pépiniériste. Fin avril. Une saison propice au repiquage des jeunes pousses. Mais attention, cette année, la vigilance est de mise. L’absence de pluie, conjuguée à un vent desséchant le sol, implique de sortir les arrosoirs plus tôt qu’à l’accoutumée.
Sans tomber dans l’excès inverse, évidemment. Ne comptez pas sur Fanfan pour commencer à gaspiller des litres d’eau. Les plantes qui exigent une intervention humaine trop importante en conditions normales sont, peu à peu, bannies du jardin. Enfin, disons plutôt qu’elles se font rapidement comprendre en dépérissant!
L’eau, à la maison, est réservée au potager. Mais là, après une aussi longue période sans la moindre goutte tombée du ciel, il ne faut pas rêver. Les jeunes pousses n’ont que peu de chance de survie si nous ne les aidons pas un peu. Celles installées depuis plusieurs saisons devraient pouvoir attendre le retour de la pluie, mais pas les dernières plantations effectuées. Donnez toutes leurs chances à vos achats récents en les surveillant de près. Et privilégiez un arrosage en profondeur plutôt que de nombreux arrosages superficiels. Les racines seront alors obligées de bien s’ancrer dans le sol pour aller chercher les réserves.
Voilà qui évitera à la sympathique dame rencontrée tout à l’heure de se tourmenter. « Dans la région, ils connaissent la boisson de Jupiter, mais pas la transparente de l’arrosoir. Combien de personnes vont encore venir se plaindre de la qualité de nos jeunes plants… »
Quant à savoir s’il veut mieux arroser le matin ou le soir… Privilégions, dans le cas présent, le réveil matinal vu le risque de gelée nocturne toujours réel.