Help, dame nature…

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Le voici, le responsable de tous mes maux: ce tapis de neige cernant la maison. Maudits « nounous » de peupliers qui me tiennent éloignée du jardin. Et, telle une parfaite fée du logis (on aura tout vu!), me font brandir l’aspirateur à la moindre incursion en territoire neutre. Eternuements que n’auraient pas reniés le nain Atchoum. Visage en feu. Yeux inconsolables. Mais que t’ai-je fait, dame nature, moi qui t’aime tant…

 

Surprises au potager bio

DSC03975.JPGOn l’avait attendue, la première salade dans l’assiette. Oserais-je partager avec vous ce moment certes pas inoubliable?

Les parents de deux enfants (et les autres avec un minimum de compassion!) comprendront sans nul doute le côté un rien tendu d’un repas où le loulou de 4 ans a décidé de la jouer mauvaise humeur tandis que son petit frère de 11 mois entend bien rappeler que sortir de nouvelles dents ne se fait pas dans la douceur et la joie de vivre. Décor planté!

Une anecdote: la grande distraite (ou fatiguée…) que je suis avait oublié, pour concocter sa salade niçoise, d’acheter le… thon. Ce qui avait évidemment obligé son homme à se creuser la tête pour réorienter la boustifaille. Hm, pas forcément avec le sourire.

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Sous le soleil, exactement

On l’a tant attendu, ce rayon de soleil. Le voilà qui remise les éternels gros pulls au vestiaire. Humeur badine. Et envie d’immortaliser le jardin sous cette belle lumière. Lui dont les massifs, après cinq étés passés à remuer la terre le dos courbé et à planter comme une forcénée, commencent à prendre forme.

Pour rappel: à notre arrivée, en décembre 2005, celui qui allait devenir SecretGarden* offrait des surfaces certes magiques, mais affichait un côté tristounet, fleuri par la seule roseraie palissée et un parterre de jonquilles. La mission était (et reste, d’ailleurs) de bousculer les tracés symétriques, d’apporter un côté sauvage aux parterres rectangulaires trop longtemps « entretenus » à coups de désherbant.

Visite guidée printanière, avec un clin d’oeil à mimie qui aurait été heureuse, je pense, de savoir son jardin bichonné au quotidien.

 

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La grille d’entrée franchie, sur la gauche, le « parterre du mariage » se décline en jaune et bordeau. L’origine de son surnom? Un certain 28 juin 2003! Il fut créé de toutes pièces pour l’occasion… et ne ressemblait en rien à son aspect actuel, les premiers étés. Plutôt du genre pizza, vous voyez: un peu de tout. Rempli selon les coups de coeur, en défiant toute logique de floraisons étalées, d’associations de couleurs, de volumes. Comme dirait mon homme: « Reste-t-il une seule plante de l’époque? »? Hm, je ne pense pas, effectivement. Mais rien ne se perd. A quelques exceptions, tous les achats ont migré sous d’autres lattitudes!
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L’arrosoir, déjà de sortie

Discussion à bâtons rompus, cet après-midi, avec une pépiniériste. Fin avril. Une saison propice au repiquage des jeunes pousses. Mais attention, cette année, la vigilance est de mise. L’absence de pluie, conjuguée à un vent desséchant le sol, implique de sortir les arrosoirs plus tôt qu’à l’accoutumée.

Sans tomber dans l’excès inverse, évidemment. Ne comptez pas sur Fanfan pour commencer à gaspiller des litres d’eau. Les plantes qui exigent une intervention humaine trop importante en conditions normales sont, peu à peu, bannies du jardin. Enfin, disons plutôt qu’elles se font rapidement comprendre en dépérissant!

L’eau, à la maison, est réservée au potager. Mais là, après une aussi longue période sans la moindre goutte tombée du ciel, il ne faut pas rêver. Les jeunes pousses n’ont que peu de chance de survie si nous ne les aidons pas un peu. Celles installées depuis plusieurs saisons devraient pouvoir attendre le retour de la pluie, mais pas les dernières plantations effectuées. Donnez toutes leurs chances à vos achats récents en les surveillant de près. Et privilégiez un arrosage en profondeur plutôt que de nombreux arrosages superficiels. Les racines seront alors obligées de bien s’ancrer dans le sol pour aller chercher les réserves.

Voilà qui évitera à la sympathique dame rencontrée tout à l’heure de se tourmenter. « Dans la région, ils connaissent la boisson de Jupiter, mais pas la transparente de l’arrosoir. Combien de personnes vont encore venir se plaindre de la qualité de nos jeunes plants… »

Quant à savoir s’il veut mieux arroser le matin ou le soir… Privilégions, dans le cas présent, le réveil matinal vu le risque de gelée nocturne toujours réel.


Journée repos au jardin

Le calendrier lunaire est formel: aujourd’hui, noeud lunaire oblige, c’est farniente pour le jardinier.

Pas de plantation, pas de semis, pas de taille, pas de récolte et… pas de tonte de pelouse. Je souris: le village semble ne guère se soucier des mouvements de dame la Lune!

 

Faire offre…

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Après plus de six cents billets et quasiment autant de cheveux gris, SecretGarden* cherche un repreneur. Pas passionné, s’abstenir.

Scandale dans nos jardins

A l’approche de la Semaine sans pesticides, le reportage proposé mercredi par une chaîne de télévision belge interpelle. Il y fut question du Roundup, ce « produit miracle » contre les mauvaises herbes utilisé par des générations de jardiniers… N’en vend-on pas 3000 tonnes, chaque année, rien qu’en France?

Frissons, mais appel à la raison, également. Pourquoi l’homme veut-il à ce point combattre la nature? N’a-t-elle pas toujours le dernier mot? Sans virer idéaliste, au quotidien, l’hôte de SecretGarden* a opté dès le début pour le bon vieux PBT (prends ta binette), quitte à fermer les yeux sur certains coins moins nets du jardin.


Première partie:

 

 

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Floraisons hivernales

Je ne sais pas vous, mais j’en connais une qui commence à désespérer de pouvoir un jour remettre les pieds dans son jardin plus d’une demi-heure d’affilée. Et autrement vêtue qu’un eskimo qui aurait fait les soldes. Les incessantes gelées nocturnes postposent tout projet de plantation. Le nettoyage (en douceur!) des parterres prend du retard. La batterie de la tondeuse n’a pas survécu à l’humidité de l’hiver.

Et mon homme, celui sans qui la prairie serait un souk et les haies grimperaient vers les étoiles, mon homme donc est en train de muter fish-stick à force d’attendre bus et trains dans le blizzard.

Alors, quoi? Alors, on profite d’un inespéré rayon de soleil pour saisir l’appareil photos et se surprendre à y croire, à ce printemps tant convoité.

 

DSC02888.JPGA l’entrée du bois, un hellébore a rejoint les spirées destinées à masquer l’inesthétique tas des tontes de pelouse/prairie.

 

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Les foires de jardin automnales en sursis?

Entre deux achats d’hellébores, intéressante discussion avec Thierry Delabroye, vendredi, par un froid de canard. Où il fut question de la pertinence des foires de jardin d’automne. Plus que « pertinence », il conviendrait d’écrire « survie ». Ces rendez-vous ont-ils un avenir à partir du moment où le respect des exposants envers les visiteurs laisse parfois à désirer?

Passons sur le prix élevé exigé à l’entrée. Ceci, rappelons-le, pour obtenir le droit de… dépenser de l’argent une fois les barrières Nadar franchies – lequel d’entre nous ne revient pas avec l’un ou l’autre coup de coeur, voire le coffre rempli. Soit, c’est la règle, elle qui permet de disposer en quelques heures d’un large éventail de pépiniéristes spécialisés sans devoir arpenter les routes. 

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