Septembre 2008. Nos voisines les vaches sont priées d’aller voir ailleurs si l’herbe n’y est pas plus verte: le champ faisant face à la maison est mis en vente. Tristesse et sentiment d’impuissance face à ces promoteurs immobiliers qui détricotent de leurs lotissements sans âme nos derniers coins de campagne.

Lors de l’enquête publique – préalable à toute demande de permis de lotir -, une pétition est lancée. Elle recueillera de nombreuses signatures. Et arrive jusqu’aux oreilles de No Télé.
Les habitants de cette paisible rue de village le savent bien: le terrain cache un vice, son inondabilité. Vouloir y bâtir six maisons relève du défi. De l’inconscience? Consulté, le bourgmestre ira jusqu’à évoquer la possibilité de supprimer un, voire deux des lots du projet initial. C’est qu’un voisin est venu muni de photos anciennes. L’eau y recouvre plus d’un tiers du terrain.
Mais quand d’importantes sommes sont en jeu, le politique se fait frileux. La pétition aura finalement débouché sur quelques modifications mineures des plans, dont la nécessité de creuser… un fossé. Une rigole, on en rigole. Ou comment faire rentrer un bras de mer dans un verre d’eau…
Mars 2010. L’annonce, sur un site immobilier belge bien connu, évoque un « très beau terrain plat de 5 ares 70 (LOT6) situé en zone d’habitat à caractère rural. Très belle vue dégagée à l’arrière. Excellente opportunité! ». Avec ou sans pilotis, l’opportunité?
(photos prises le 1er mars 2010, certifiées sans retouches Photoshop)




