
Treuleuleu sort de sa réserve habituelle. Pas toujours très bavard, un nain de jardin. Suédois en plus…

Au jardin des 4 saisons

Treuleuleu sort de sa réserve habituelle. Pas toujours très bavard, un nain de jardin. Suédois en plus…

Un rayon de soleil. Des feuilles qui virevoltent. Une plume vient se déposer au pied des châtaigniers. La vie n’est-elle pas belle?
Vendredi, 17h30. Le genre bipède compte une nouvelle espèce: le bébé Gaspard. Résultat: à 22 heures, il trottait encore!


Noir total, ce matin, quand j’ai quitté la maison. Cette fois, l’automne est bien là. Alors, avec mes « armes », je vous envoie un peu de lumière. Un bouquet de gauras (et lysamaques) cueilli dimanche, qui annonce l’arrivée d’une nouvelle série consacrée aux floraisons automnales. En vedette: la sauge, la verveine de Buenos Aires ou encore les gauras, justement. Un pied de nez à monsieur Météo pour tenir le coup jusqu’aux premières gelées.
Ce week-end, au jardin, il aurait fallu:
– couper les roses fânées
– replanter les pensées offertes par maman
– tondre la pelouse
– rafraîchir les cosmos
– arroser les petites nouvelles
– freiner l’invasion de muguet dans la roseraie
– …
Seulement, ce week-end, c’est ducasse au village. Mon homme aligne les tours de cuistax et Fanfan s’apprête à troquer ses bottes et gants contre un verre de… Gouyasse. Santé bonheur!
C’est donc le grand (et triste) retour de vacances. Des semaines de pluie, un soleil capricieux et pouf, il flotte dans l’air comme un vent d’automne. Où sont partis les jaunes et oranges châtoyants? Pourquoi la roseraie boude-t-elle sa floraison de septembre? Et vous, cosmos blancs, fidèles compagnons de ces cinq derniers mois, avez-vous vraiment dit votre dernier mot?
Côté herbes indésirables, le chat parti, les liserons dansent! Leur folle ronde s’est attaquée aux rosiers grimpants cette année. Privés de la dose de désherbant de mammy Poupousse, de nouvelles pousses de bambou se sont invitées dans le parterre voisin. Sans compter la démographie croissante au pays des mauvaises herbes. Et ce n’est pas mon Treuleuleu de nain de jardin qui se retrousserait les manches. Pensez-vous qu’il aurait bougé le petit doigt pendant notre absence?
Haut les coeurs, les gauras n’en finissent pas de pointer vers le ciel et mes marguerites ont finalement survécu aux travaux (méthode d’Isabelle approuvée!).
J’ai repris le chemin de la jardinerie: cap sur les floraisons d’automne. Dans l’escarcelle magique, de la sauge blanche (à associer aux parterres de lavande, sauge rouge et verveine de Buenos Aires), des linéaires mauves (ravissant avec les roses jaunes) et des rudbékias. Mais l’éternelle insatisfaite qu’est Fanfan cherche toujours ces hautes et superbes marguerites jaunes repérées chez le voisin…
A bien vite pour quelques photos des vacances. Ah, les façades fleuries de Saint-Véran (parc naturel du Queyras)…
Ceci aurait pu être une belle prairie fleurie, mais…
… regardez de plus près, derrière le banc. Notre terroriste de mammy Poupousse a encore frappé. Après les pulvérisations du mois de juin, ses innocentes victimes ont cette fois péri par le feu. Oserait-on ajouter que l’idée est que l’herbe « repousse plus belle ». HELP!