Il est des jours où l’on oublie les trois heures de navette quotidiennes…




Voir l’album photos « Lever de soleil »

Au jardin des 4 saisons
Il est des jours où l’on oublie les trois heures de navette quotidiennes…




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Au fait, vous aurez reconnu l’intrus: un superbe bougainvillier reçu le soir même, et aussitôt adopté (une fiche pratique suivra cette semaine!).
Une amie était de passage, ce mercredi. Au programme: bains de soleil, micro-balade, gazouillis avec bébé et papote. Jour de relâche, donc, au pays du jardinage.

Juste le temps de cueillir un bouquet pour inaugurer l’insolite cadeau reçu (on vous passe la vache/cochon qui fait meu meu/grouin grouin, adoptée dans la seconde par Gaspard). Trop top, ce vase et ses trois « tuttes » extérieures. Fanfan va pouvoir s’en donner à coeur joie. Merci Coraline, tu me connais bien, assurément!
C’était un matin de novembre. Pluvieux. Gris. Déprimant. Il flottait dans l’air une douceur inhabituelle. La veille, deux bûches de saule avaient crépité dans la cheminée du salon pour couper l’humidité des lieux. Aaaah, l’odeur parfumée du saule… Les oiseaux gazouillaient. Je courais sur le sentier qui m’amenait vers le bus, une détapisseuse (empruntée à un ami depuis trop longtemps, pardon Bouboutte) dans les bras. Pestant, comme tous les matins pluvieux, à l’encontre du fermier propriétaire du champ voisin. Goutelettes d’eau d’un dernier rang de pommes de terre planté trop près du bord du sentier. Jambes détrempées au passage. Froid dans le bus.
Tiens, tous ces volets fermés, ces maisons closes sur le trajet qui me sépare de la gare. Les gens seraient-ils partis passer l’hiver au soleil?
Bizarre aussi, ces nombreuses fleurs dans le jardin. Certes, les températures d’arrière-saison sont clémentes, mais quand même, des campanules en novembre; du jaune, du blanc, du bleu dans les parterres… Pensées tristounettes au souvenir des roses pourries plus que colorées, des fleurs courbées dans la terre boueuse, de toutes ces volontaires qui voudraient percer mais dont les boutons, par manque de soleil, restent désespérement fermés. Seuls les bambous tirent leur épingle du jeu. Ils ont rarement été aussi verts.
Gare d’Enghien, mon jean’s est presque sec. Une éclaircie. Quelques courtes jupettes s’aventurent dans le train. Quelque chose cloche. Il n’y a plus de saisons, mon bon monsieur.
Hommage aux courageux. Depuis quinze jours, invariablement, Laure et Jean empruntent bus et train dès l’aube pour s’atteler à une tâche digne des pires travaux d’intérêt général: décaper un grillage rongé par la rouille. Moi je dis: chapeau bas, les amis.
Et pendant ce temps, bébé Gaspard…
Mon homme, lui aussi au charbon
M’est avis qu’il sera une belle arsouille, ce canard. Déjà, bonjour le stratagème à déployer pour le nourrir sans évasion. Gaspard dans un bras, l’arrosoir d’eau fraîche dans l’autre, la tâche relève du casse-tête chinois. La cage entre-ouverte, Pidou, pas farouche pour un sou, semble toujours si heureux de nous voir qu’il en franchirait le pas vers la liberté. J’en connais un, moi, qui a fait le grand saut depuis le « 1er étage » il y a peu de temps. Sans bobo à la clé, heureusement, mais il était nettement plus grand que toi, petit Pidou! Et vu le mystère qui entoure par ailleurs sa disparition, nous ne sommes pas prêts de te lacher en pleine nature, tu sais.
Bref, nouvelle aventure ce matin, cette fois sans Gapard qui est trop occupé à scier des bûches (merci fiston, voilà qui m’autorise un peu de repos). Le scénario est connu: vider l’eau noirâtre du plat à macaroni. Oui mais ce matin, c’était carrément jacuzzi au pays du canard de bain! Trop comique de le voir se précipiter sous le filet d’eau de l’arrosoir, puis jouer avec les bulles occasionnées par les remous. Un futur canard de cirque, ce Pidou!